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Savez-vous qu’en Suisse, de 3 000 à 5 000 hommes et femmes sont atteints chaque année d’un traumatisme cérébral ?
Savez-vous que ce sont souvent des jeunes et que la cause la plus fréquente en est un accident de la circulation ?
Ou bien, savez-vous, que chaque année environ 14'000 personnes subissent un traumatisme cérébral suite à une apoplexie ?
Malgré ce grand nombre de victimes, on ne parle guère du « traumatisme cérébral » dans le grand public. Et pourtant, tout traumatisme cérébral affecte gravement la vie de la personne qui le subit et celle de sa famille et de ses proches. Celui ou celle qui en est atteint devient du jour au lendemain une autre personne.
Les troubles de l’attention :
Réaction perturbée à des stimulations diverses. On peut distinguer quatre aspects :
a) La vitesse de réaction (temps nécessaire pour saisir une idée ou suivre une conversation) ;
b) L’attention sélective (concentrer son attention sur personne pendant un entretien à plusieurs ou lire avec la radio allumée) ;
c) L’attention divisée (téléphoner et prendre des notes en même temps ou bien préparer un repas à plusieurs plats) ;
d) L’attention soutenue (lire ou écouter la radio pendant un certain temps d’affilée ou attention soutenue même si c’est ennuyeux).
Les troubles de l’attention sont fréquents après un traumatisme cérébral (conséquence invisible).
La mémoire :
Faculté de maintenir et de rappeler des informations perçues, vécues, imaginées ou apprises. On distingue plus ou moins arbitrairement trois systèmes de mémoire :
a) La mémoire immédiate (moins d’une seconde) ;
b) La mémoire de courte durée ou mémoire de travail (quelques secondes à une minute) ;
c) La mémoire à long terme (plus de quelques minutes).
Les troubles de la mémoire :
Troubles de l’apprentissage. Ce sont les effets les plus fréquents d’un traumatisme cérébral. Ils se manifestent rarement de façon isolée et sont accompagnés en règle générale d’autres troubles (par exemple trouble de l’attention ou de la parole). Leurs effets sont plus ou moins graves et peuvent donner lieu à des handicaps sérieux.
L’Hémianopsie :
Affaiblissement ou perte de la vue dans une moitié du champ visuel (apoplexie, traumatisme cérébral. Ils se manifestent rarement de façon isolée et sont accompagnés en règle général d’autres troubles (par exemple troubles de l’attention ou de la parole). Leurs effets sont plus ou moins graves et peuvent donner à des handicaps sérieux.
L’hémiparésie :
Paralysie légère d’une moitié du corps.
L’hémiplégie :
Paralysie frappant une moitié du corps
Le coma :
Profonde perte de conscience qui se caractérise par un manque de réaction à toute excitation venant de l’extérieur.
Les troubles de l’apprentissage :
Effet fréquent d’un traumatisme cérébral. Ces troubles sont relations étroite avec les troubles de la mémoire. Les choses nouvelles apprises ne gardent aucune stabilité. Ces troubles sont souvent accompagnés par des troubles de la parole, de l’attention et de la capacité de concentration.
L’agnosie spatiale unilatérale (négligence) :
Accompagne souvent une hémiplégie/hémiparésie/hémianopsie. Le côté du corps opposé à la lésion cérébrale et l’espace qui l’entoure ne sont plus perçues ou sont négligés même si le champ visuel peut rester intact, sans que la personne affectée en soit consciente. Elle néglige ou « oublie » le côté gauche, ne perçoit pas le plus souvent ce qui se trouve dans la partie gauche. Par exemple, en boutonnant sa veste, elle ne sont à se servir de sa main gauche (partiellement paralysée) que si on le lui rappelle. Ou bien, au petit déjeuner, elle cherche sa tasse en vain et la trouve que si une autre personne lui dit qu’elle se trouve à gauche de son assiette. Ou encore elle ne trouve pas le journal qui est près de sa main gauche sur la table.
La persévération :
Difficulté de passer d’une attitude à une autre. La personne affectée ne peut plus adapter automatiquement son comportement aux circonstances et reste bloquée. Elle a tendance à reproduire constamment le mouvement qu’elle vient d’exécuter même s’il ne correspond plus à la situation. Par exemple, elle a de la peine à s’adapter, dans un jeu, à une nouvelle règle.